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Bien gérer un licenciement

Parfois, le licenciement peut être vécu comme un nouveau départ, une nouvelle orientation et provoquer un sentiment de soulagement. En cas de licenciement collectif, cela peut être la fin d’une période d’attente et d’incertitude cela permet de tourner la page. En cas de licenciement individuel, il peut apparaître à la personne qu’elle n’était finalement plus si bien dans sa fonction et que c’est peut-être l’occasion de faire une reconversion professionnelle avec un emploi qui lui convient mieux. Dans la plupart des situations, au niveau personnel, l’annonce d’un licenciement constitue un choc et, comme face à la mort ou toute autre perte catastrophique, il génère un processus de deuil dont les principales étapes sont : le déni, la colère, le stress, le marchandage, la dépression et, enfin, l’acceptation.

On peut ajouter à cela le regard des autres qui peut donner à penser à la personne licenciée qu’elle ne fait plus partie de la population active, qu’elle n’est plus intégrée, elle est mise sur le carreau, est jugée par sa famille, ses proches, ses amis. La personne a du mal à trouver un sens à sa journée, attend des nouvelles d’un entretien, d’une lettre de candidature, d’un contact… cela provoque souvent une perte de confiance en soi. Enfin, il y a la perte du salaire et les questions qui en découlent: comment rembourser sa maison, payer les études de ses enfants, maintenir son train de vie, etc. Cette période d’insécurité financière n’est certainement pas agréable, a fortiori si l’individu est isolé ou s’il représente le seul revenu du ménage.

Le licenciement de collègue est également un choc pour les personnes restées en poste, les «survivants». De celle-ci peut découler un sentiment de trahison, de colère et une perte de confiance envers son entreprise. L’engagement, l’investissement dans son travail deviennent moindre pour le «survivant» qui est aux prises avec des émotions fortes telles que la méfiance ou encore le sentiment d’injustice.

In fine, un moindre engagement des personnes ou leur baisse de motivation seront les conséquences d’un monde de l’entreprise perçu comme pouvant être déloyal à l’égard des employés. Comme évoqué ci-avant, les licenciements – en hausse exponentielle ces derniers temps – ont un impact sur la santé physique et psychique des personnes concernées, la perte de pouvoir d’achat, l’endettement des ménages, la perte du lien social et l’exclusion sociale. D’un point de vue politique, l’insécurité, la perte de repères et la souffrance liée à la hausse du chômage augmentent le risque de voir une partie de la population séduite par les discours démagogiques. Alors, dans l’intérêt des individus, des organisations, de la collectivité, il est plus qu’urgent, de limiter les conséquences des licenciements.