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Les racines de la dépendance

Dans de nombreux cas, la mère n’est pas désignée comme la cause des souffrances qui poussent au besoin de changement. La personne invoque un mal-être dont elle aspire à sortir (dépression, crise conjugale ou familiale, échec professionnel) et exprime une demande de changement et de reconstruction de soi. Elle aspire à retrouver la confiance en soi.

Où finit la complicité, où commence la fusion ? Il n’est pas toujours facile de faire la distinction. Surtout avec l’apparition de la mère-copine. Ces comportements de grande complicité, qui réduisent la distance entre la mère et l’enfant peuvent faire écran et dissimuler des cordons mal coupés ou des relations fusionnelles. Coups de téléphone quotidiens, demandes régulières de conseils, récits détaillés de la vie de couple ou de la vie de famille, telles sont quelques-unes des manifestations modernes des relations étroites entre mères et enfants.

Mais il en existe d’autres, encore plus trompeuses, qui s’expriment dans les conflits récurrents, les longs silences ou les apparentes prises de distance.

La dépendance n’est pas forcément affichée ou matérialisée. On peut aussi avoir incorporé sa mère, au point de ne plus avoir besoin d’être en lien réel avec elle. Voir avec les yeux de sa mère, imiter ses choix de vie ou son apparence, rechercher sa validation ou sa reconnaissance, satisfaire ses désirs…

La relation de dépendance est aussi, de la part d’un enfant, une demande d’éclairage sur son être et son devenir féminins ou masculin. Mais les mères fusionnelles ne peuvent y répondre, car elles non plus ne sont pas libérées de leur propre emprise maternelle. De leur vie de femme, elles n’ont exploré que le versant de la maternité, pas celui de l’érotisme, du désir amoureux pour un tiers qui viendrait mettre fin à l’exclusivité de la relation duelle.