Contactez-nous 0489/12-73-07|info@bruxelles-coach.be
­

Difficile de recomposer une famille, mais loin d’être impossible.

Faire le deuil de son histoire passée, prendre son temps et accepter les compromis sont des préalables indispensables. Deux adultes qui partagent la même résidence principale et vivent avec au moins un enfant – adolescent– de l’un d’entre eux : la famille recomposée, est entrée dans notre paysage familier. Sous une myriade de formes et de ramifications – couple homme-femme ou couple homosexuel, parents biologiques ou adoptifs, demi-frères et sœurs ou enfants sans liens de sang -, elle s’est taillé une place à côté de la famille traditionnelle, restée la référence unique pendant des siècles.

Les familles recomposées : un nouveau mode de vie à déchiffrer. Réunir un groupe d’adultes et d’enfants, dont certains n’ont aucun lien de sang, et faire en sorte que chacun trouve sa place, tout en maintenant un contact rapproché avec les familles « d’avant », est une affaire compliquée.
S’il n’existe pas de clé ouvrant les portes de la réussite, on peut pointer une série de précautions et d’avertissements pro¬pres à faciliter la construction d’une cellule familiale nouvelle.

La première – et non la moindre – consiste à savoir sur quel terrain on se trouve. Si toute famille connaît conflits et disputes, la famille recomposée souffre dès l’origine d’une fragilité qui lui est propre. Elle s’est construite sur un échec et une souffrance, nés de l’éclatement de la (ou des) précédente(s) union(s).

La tâche qui attend le nouveau couple est d’autant plus complexe qu’il y est confronté de façon subite. Il n’y a pas de lune de miel dans la famille recomposée. Une phase de transition est donc indispensable pour réunir deux familles D’où le conseil de prendre son temps ! Ne pas réunir tout de suite les deux composantes de la nouvelle famille, mais laisser chacune vivre dans son lieu propre, en se rencontrant ponctuellement pour des repas, des sorties le week-end… Une organisation qui donne le loisir de faire connaissance et de commencer à s’apprivoiser.

Ce temps de latence permet également d’anticiper les problèmes qui vont surgir et de s’attaquer à leur résolution sans subir en même temps la pression de la vie commune. L’organisation de la future cohabitation induit en effet toute une série de conséquences matérielles difficiles à gérer. Cette famille doit souvent composer avec un nouveau logement qui va contraindre les enfants à partager leur chambre, voire priver le couple d’espace intime. Le déménagement d’un ou des deux parents ensemble peut imposer un changement d’école, compliquer la rencontre avec l’ex-parent, etc.